L'Avènement d'Hyperbate - explication

Publié le par André Gindorff

L'Avènement d'Hyperbate - explication

L’idée conductrice est, par des textes connus, de faire enfin comprendre par nos contemporains, qu’il est illusoire , même pour les ‘humanitaires’ de penser, ou seulement imaginer, que sans Jésus, sans l’Église, institution du salut, et sans les sacrements par lesquels nous est promise la justification, l’être humain, comme par contagion, puisse parvenir au salut par ses propres actes, si généreux soient-ils . Pourquoi ? Parce que la nature de ce que nous nommons le péché originel est ontologique et non seulement morale. L’Église est sacrement de Jésus et les sacrements institués, à commencer par le sacerdoce ministériel, sont, par l’Évêque et l’aide de ses prêtres des signes symboliques de rencontre (avec le auveur) qui réalisent ce qu’ils signifient.
Que le péché originel soit une évidence et qu’il casse la nature humaine telle que Dieu, dans la Création, l’avait conçue, bien qu’il ait accordé aux hommes la faculté qu’est la volonté libre. se constate tous les jours et partout ; les témoignages, les écrivains, les films s’en font l’écho Un amour pour Dieu ‘de force’ n’aurait aucun sens.

J’ai choisi Camus, dont on ne retient le plus souvent que ‘L’Étranger’ alors que cet auteur parcourt un itinéraire d’un ouvrage à l’autre, pour aboutir à un blocage à cause de son refus initial de l’Institution. Dans ‘Le Docteur Jeckyl et Mister Hide’, Edgard Allan Poë raconte comment le docteur fait sortir de lui une autre personnalité, cachée, sauvage, destructrice et criminelle. Sa servante avait vécu la même chose dans sa tendre jeunesse, avec son père alcoolique. Nous vivons dans un monde inversé. C’’est ce que le même auteur dit dans ‘Le professeur Plume et le Docteur Goudron’ : des aliénés sont parvenus à prendre le pouvoir de l’institut et à enfermer les authentiques médecins,dans les cellules des fous.   Ensuite le populaire feuilleton ‘Derrick’ conçu par Herbert Reinecker, se consacre à longueur d’épisodes à montrer que c’est en tout homme que le crime sommeille, comme, à l’origine, un crime marque à jamais l’histoire des hommes. Et le monde humain est à ce point tordu que si un homme, livré à lui-même, tente – parfois de façon héroïque- d’atteindre les confins des exigences de l’amour, l’environnement contraire mène la tentative  à l’échec le plus désolant. Non,il ne nous est pas donné d’accéder au salut par nos propres forces.

J’aurai pu me livrer à une étude de type philosophique, à ce sujet. Elle aurait mené bien loin par de difficiles chemins qui n’auraient par interpellé grand monde. Or, comme pour la foi, il faut d’abord avoir assimilé les preambulæ fidei, pour accéder à la prise de conscience de la situation ontologique dans laquelle se trouve l’espèce humaine, il fallait le montrer et le proclamer au plus grand nombre.

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Publié dans philosophie

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En réfléchissant sur un projet de Agne Fardy (voir son site sur saint Thomas d'Aquin:www.agnesfajardy.com<br /> <br /> <br /> Tout en lisant la Somme contre les Gentils, qui est incontestablement un chef-d'œuvre (bien que personnellement je pratique plutôt la Somme théologique), j'ai ressenti un certain malaise.<br /> Les agnostiques sont moins à la recherche de la vérité sans faille enseignée par saint Thomas-ils ont leurs préjugés- que des failles trouvées dans autre choses et que le texte véhicule. Ils sont très habiles à ce jeu qui consiste à jeter l'enfant avec l'eau du bain, pour la bonne raison, que pour eux, il n'y a pas d'enfant dans la baignoire!<br /> Une conférence donnée par un professeur de cet état d'esprit m'a cloué sur mon siège. Il venait de Montpellier et s'appelait Kahane ( j'ai peu de mémoire et c'était en 1957). Le sujet était à la mode: Pierre Teilhard de Chardin. Je vous fait grâce du contenu. Mais ce monsieur était parvenu à faire dire, sans citer le texte, d'ailleurs , à notre Jésuite, exactement le contraire; il en tirait une conclusion qui allait, bien entendu dans le sens des thèses défendues par l'agnosticisme obligé de l'ULB .<br /> Jean-Paul Sartre avait déjà dans 'L'existentialisme est un humanisme' obtenu le même résultat afin de faire croire à l'auditoire que Dieu n'existe pas. (si la chose vous intéresse, je pourrais vous en faire la démonstration. Plus loin il tire un autre lapin de son chapeau: il n'existe pas de morale: le bien est ce que l'on a choisi !!!!!!!!!!!!!, ce qu'il 'démontre' par un trucage honteux. Je vous ai déjà parlé des pressions, pour ne pas dire plus, que j'ai subies à l'athénée de Laeken. Le suicide me guettait.<br /> Dans le cas qui nous occupe, je vois déjà les représentants de cette faction, trouver les failles en question: saint Thomas, en guise de simple comparaison et sans se prononcer sur l'exactitude en tous points, de la physique d'Aristote, cite relativement la Physique du Philosophe et ces citations analogiques qui n'ont aucune incidence sur l'argumentation de saint Thomas, seront, j'en suis certains les cibles, mises en exergue afin d'en tirer la conclusion que si la Physique d'Aristote est dépassée, la Somme contre les Gentils l'est forcément aussi !<br /> Vous baignez sans danger aucun, dans la bienheureuse vérité enseignée par la Grand Saint Thomas. Mais il faut tenir compte également des lecteurs , auditeurs et critiques qui naviguent à contre courant. Prévenir vaut mieux que guérir.<br /> Un paragraphe, puis-je vous le suggérer? pourrait être consacré à attirer l'attention sur cette distinction essentielle entre l'enseignement propre et rigoureux du maître et la valeur discutable de certaines références quasiment accidentelles, à la Physique d'Aristote.<br /> La Physique est une des grandes raisons qui justifient au yeux et oreilles de ces agnostiques, qu'Aristote et par suite saint Thomas soient ignorés des 'Histoire de la Philosophie' qui font le cadre de référence dans lequel ont lieu les cours et les travaux. On ne peut parler et mesurer qu'en fonction de ce que l'on connaît et ce que l'on connait est à ce point orienté par ces mauvais bergers que leurs brebis, immanquablement, arrivent au bord du schéol.
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